Taille du mors : comment mesurer correctement
Choisir le bon mors n’est pas seulement une question de modèle ou de canon: la taille compte aussi. Un mors trop petit peut pincer les lèvres et créer de l’inconfort. Un mors trop grand peut bouger excessivement de gauche à droite, rendre le contact moins précis et parfois créer des pressions inutiles.
Un mors bien adapté doit rester stable et confortable dans la bouche du cheval. Il doit laisser assez de place pour éviter les pincements, mais pas au point de glisser exagérément.
Comment mesurer la bouche
La méthode la plus simple est d’utiliser un mesureur de mors. Si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser une petite tige lisse en bois ou un outil de mesure propre et sans danger.
Placez-le délicatement dans la bouche du cheval, à l’endroit où le mors se positionnerait normalement. Marquez la largeur d’un côté de la bouche à l’autre, au niveau extérieur des lèvres. Mesurez ensuite la distance entre les deux marques.
Cette mesure vous donne la largeur de base de la bouche. Ensuite, la taille finale du mors peut varier légèrement selon le type de mors et les branches ou anneaux.
Bien mesurer le mors lui-même
Lorsque vous mesurez un mors existant, mesurez uniquement le canon : de l’intérieur d’une branche ou d’un anneau à l’intérieur de l’autre. Ne tenez pas compte des anneaux, branches, gourmettes ou éléments décoratifs.
C’est particulièrement important pour les mors d’attelage comme les Liverpools, les mors papillon ou les autres modèles à branches. Le mors complet peut sembler grand, mais la mesure importante est l’espace réellement disponible pour la bouche du cheval.
Trop petit ou trop grand ?
Un mors trop petit peut pincer les commissures des lèvres, surtout lorsque les guides sont tendues. On peut alors observer des frottements, de la résistance, des mouvements de tête ou un cheval qui devient défensif dans le contact.
Un mors trop grand peut glisser dans la bouche. Les aides deviennent alors moins précises et le mors manque de stabilité. En attelage, où les guides sont plus longues et où le contact doit rester clair, un mors instable est rarement une bonne solution.
Ne pas oublier l’épaisseur du canon
La largeur n’est qu’un élément du bon ajustement. L’épaisseur du canon est également importante. Un canon très épais n’est pas automatiquement plus doux. Certains chevaux, surtout les poneys ou les chevaux qui ont peu de place dans la bouche, peuvent être plus à l’aise avec un canon plus fin et bien conçu qu’avec un mors très volumineux.
La forme de la bouche, la langue, les barres, le palais et le niveau de dressage du cheval jouent tous un rôle.
Observer le cheval, pas seulement la mesure
Mesurer donne un bon point de départ, mais c’est le cheval qui donne la réponse finale. Un mors bien adapté doit permettre au cheval de rester détendu, de prendre un contact régulier et de répondre clairement aux aides.
En cas de doute, demandez conseil à un entraîneur expérimenté, à un spécialiste du mors ou à un dentiste équin.
Chez DrivingBits, nous pensons que choisir un mors commence par poser les bonnes questions — pas seulement sur le mors, mais surtout sur le cheval qui le porte.

